patrimoine

PATRIMOINE de SAINT-JEAN-TROLIMON

L »église Saint-Jean-Baptiste (XVIème siècle), reconstruite en 1885-1886. Cette église a d’abord été dédiée à saint Rumon. Elle comprend une nef de sept travées avec bas-côtés, terminée par un chevet en faible saillie. L’édifice actuel date de 1886, à l’exception du pignon ouest du XVIème siècle avec escalier sur les rampants et du clocher qui semble daté du XVIIIème siècle. Le clocher n’a qu’une chambre de cloches sans galerie : il est couronné d’une flèche octogonale, garnie de crochets sur ses arêtes. Près du portail, on lit une inscription datée de 1778. La chaire à prêcher, les huit stalles du choeur et deux autels en bois sortent des ateliers du sculpteur M. Denis Derrien. On y trouve une cloche de 1663 et un calice du XVIIIème siècle. Les vitraux modernes renferment les sept saints de Bretagne, saint Yves, saint Ewy, saint Magloire, saint Budoc, saint Guénolé (ce dernier porte dans ses mains une maquette d’abbaye). L’église abrite les statues de saint Jean Baptiste, saint Vao (Mathieu) et saint Herbot .
La chapelle Notre-Dame de Tronoën (XVème siècle). Cette chapelle (Traon-Houarn ou Tro-an-aon), encore appelée « Cathédrale des Dunes » et qui date du second quart du XVème siècle, est construite à l’emplacement d’un ancien temple gallo-romain dédié à Vénus. L’édifice comprend une nef de deux travées avec bas-côtés nord, séparée par un arc diaphragme d’un choeur de deux travées avec bas-côté nord.On peut en attribuer la commande aux barons du Pont. La chapelle est surmontée d’un clocher central accosté de deux clochetons. L’intérieur comporte une vaste nef réservée aux moines et un bas-côté pour les fidèles. Il y a lieu de remarquer la voûte gothique en pierre et, de chaque côté du maître-autel, les piscines finement ciselées de « style flamboyant ». L’autel principal, de grande dimension, est d’une seule pierre (5,35 m x 1,10 m). A remarquer que, sous le porche, il n’y a que quatre niches de chaque côté. On y trouve les statues de Notre-Dame de Tronoën, de saint Maudez, sainte Barbe, ainsi qu’un groupe de « l’Annonciation » datant de la fin du XVème siècle. Au-dessus et à gauche du maître-autel se trouve la statue de la Vierge. Sur un petit autel, côté Nord, se trouvent deux anges adorateurs en bois du XVIIIème siècle. La Piéta est adossée à un pilier. Les vitraux, tout récents, rappellent que la chapelle est dédiée à Notre-Dame de la Pitié et que la mer et les dunes de sable sont tout proches .
La chapelle Saint-Evy ou Saint-Ewy (1660). Evy, venu du Sud de l’Angleterre, aurait été un temps moine auprès de saint Guénolé. Le site, avec une fontaine (source sacrée païenne) est christiannisée lorsque Evy (ou Yvi, ou Divy ou Cado), compagnon de saint Guénolé, se l’approprie pour y construire un oratoire et peut-être un cimetière. L’édifice actuel est en forme de tau et remonte au XVIIème siècle. L’aile nord du transept porte un calice et la date de 1660. Le 25 thermidor de l’an IV (1796), la chapelle est vendue comme bien national. En avril 1816, les propriétaires en font don à la fabrique de Saint-Jean-Trolimon, et en 1817, par ordonnance royale, la chapelle est à nouveau ouverte au culte. La chapelle abrite des statues en bois du XVIIème siècle : saint Ewy (en évêque), la Vierge-Mère, saint Cado, saint Fiacre et un Crucifix. A noter qu’une source jaillit à l’angle de la nef et de l’aile sud .
L’ancienne chapelle de Kerdevot, aujourd’hui disparue. Elle datait du XVIIème siècle et possédait une fontaine à l’intérieur
La croix de Trévinou (moyen âge)
Le calvaire de Tronoën (vers 1450-1460), situé sur le placitre de la chapelle Notre-Dame de Tronoën. Il s’agit du plus ancien des six grands calvaires finistériens et provient, semble-t-il, des ateliers de Scaër. Il consiste en un massif rectangulaire avec frise et plate-forme ornées des scènes de la Passion. La taille du soubassement est de 4,50 m x 1,10 m. Sur une double frise, sont sculptées différentes scènes de la vie du Christ en granit grossier sauf les scènes de la Visitation, de la Nativité et des Rois-Mages qui sont en granit de Kersanton. A noter certaines particularités, telles que : une double scène pour le baptême du Christ, le Christ debout dans la scène de la Nativité, les deux larrons avec leur croix et les deux anges qui recueillent le sang du Christ en croix. A l’inverse des autres calvaires, il manque la Mise au Tombeau
le calvaire de Kerfilin ou Kerfilha (1505) encore surnommé  » Croas-an-Istilli « 
le calvaire de Saint-Evy (XVIème siècle), restauré au XIXème siècle
le calvaire (XVIème siècle), situé route de la Croix. Il a été restauré au XIXème siècle
d’autres croix ou vestiges de croix : la croix de Kerbleust (Haut Moyen Age), les deux croix de l’église de Saint-Jean-Trolimon (1891 et 1920) ;
la fontaine Saint-Evy (XVIème siècle)
la fontaine Saint-Maudez (XVème siècle)
la fontaine de Kerveltré (XVI-XVIIème siècle)
la fontaine de Tronoën, restaurée en 2000 et située à 100 m de la chapelle
le manoir de Trévinou (XVème siècle), reconstruit au XVIIème siècle. On y trouvait autrefois un colombier ;
la maison de Tronoën (XVIème siècle)
le puits de Kerbonnevez (XVIème siècle)
les vestiges (porche, ..) du manoir de Kerfilin. Son puits date de 1746
la ferme de Liaou (XVIIIème siècle) ;
les moulins à vent de Rupape, de Kernavec ;

A signaler aussi :

le village gaulois de Parc-ar-menhir ;
la nécropole gauloise de Kerveltré ;
l’oppidum de Tronoën ;
la galerie souterraine de Castellou-Peron ;
la stèle christianisée, située route de Plomeur (âge du fer) ;
la stèle de Kerbonnevez (âge du fer) ;
la stèle, située place de l’église (âge du fer) ;
la stèle de Kerveltré (âge du fer) ;
la stèle de Castellou-Braz (âge du fer) ;

 

 

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