patrimoine

PATRIMOINE de SAINT-JEAN-TROLIMON

L »église Saint-Jean-Baptiste (XVIème siècle), reconstruite en 1885-1886. Cette église a d’abord été dédiée à saint Rumon. Elle comprend une nef de sept travées avec bas-côtés, terminée par un chevet en faible saillie. L’édifice actuel date de 1886, à l’exception du pignon ouest du XVIème siècle avec escalier sur les rampants et du clocher qui semble daté du XVIIIème siècle. Le clocher n’a qu’une chambre de cloches sans galerie : il est couronné d’une flèche octogonale, garnie de crochets sur ses arêtes. Près du portail, on lit une inscription datée de 1778. La chaire à prêcher, les huit stalles du choeur et deux autels en bois sortent des ateliers du sculpteur M. Denis Derrien. On y trouve une cloche de 1663 et un calice du XVIIIème siècle. Les vitraux modernes renferment les sept saints de Bretagne, saint Yves, saint Ewy, saint Magloire, saint Budoc, saint Guénolé (ce dernier porte dans ses mains une maquette d’abbaye). L’église abrite les statues de saint Jean Baptiste, saint Vao (Mathieu) et saint Herbot .
La chapelle Notre-Dame de Tronoën (XVème siècle). Cette chapelle (Traon-Houarn ou Tro-an-aon), encore appelée « Cathédrale des Dunes » et qui date du second quart du XVème siècle, est construite à l’emplacement d’un ancien temple gallo-romain dédié à Vénus. L’édifice comprend une nef de deux travées avec bas-côtés nord, séparée par un arc diaphragme d’un choeur de deux travées avec bas-côté nord.On peut en attribuer la commande aux barons du Pont. La chapelle est surmontée d’un clocher central accosté de deux clochetons. L’intérieur comporte une vaste nef réservée aux moines et un bas-côté pour les fidèles. Il y a lieu de remarquer la voûte gothique en pierre et, de chaque côté du maître-autel, les piscines finement ciselées de « style flamboyant ». L’autel principal, de grande dimension, est d’une seule pierre (5,35 m x 1,10 m). A remarquer que, sous le porche, il n’y a que quatre niches de chaque côté. On y trouve les statues de Notre-Dame de Tronoën, de saint Maudez, sainte Barbe, ainsi qu’un groupe de « l’Annonciation » datant de la fin du XVème siècle. Au-dessus et à gauche du maître-autel se trouve la statue de la Vierge. Sur un petit autel, côté Nord, se trouvent deux anges adorateurs en bois du XVIIIème siècle. La Piéta est adossée à un pilier. Les vitraux, tout récents, rappellent que la chapelle est dédiée à Notre-Dame de la Pitié et que la mer et les dunes de sable sont tout proches .
La chapelle Saint-Evy ou Saint-Ewy (1660). Evy, venu du Sud de l’Angleterre, aurait été un temps moine auprès de saint Guénolé. Le site, avec une fontaine (source sacrée païenne) est christiannisée lorsque Evy (ou Yvi, ou Divy ou Cado), compagnon de saint Guénolé, se l’approprie pour y construire un oratoire et peut-être un cimetière. L’édifice actuel est en forme de tau et remonte au XVIIème siècle. L’aile nord du transept porte un calice et la date de 1660. Le 25 thermidor de l’an IV (1796), la chapelle est vendue comme bien national. En avril 1816, les propriétaires en font don à la fabrique de Saint-Jean-Trolimon, et en 1817, par ordonnance royale, la chapelle est à nouveau ouverte au culte. La chapelle abrite des statues en bois du XVIIème siècle : saint Ewy (en évêque), la Vierge-Mère, saint Cado, saint Fiacre et un Crucifix. A noter qu’une source jaillit à l’angle de la nef et de l’aile sud .
L’ancienne chapelle de Kerdevot, aujourd’hui disparue. Elle datait du XVIIème siècle et possédait une fontaine à l’intérieur
La croix de Trévinou (moyen âge)
Le calvaire de Tronoën (vers 1450-1460), situé sur le placitre de la chapelle Notre-Dame de Tronoën. Il s’agit du plus ancien des six grands calvaires finistériens et provient, semble-t-il, des ateliers de Scaër. Il consiste en un massif rectangulaire avec frise et plate-forme ornées des scènes de la Passion. La taille du soubassement est de 4,50 m x 1,10 m. Sur une double frise, sont sculptées différentes scènes de la vie du Christ en granit grossier sauf les scènes de la Visitation, de la Nativité et des Rois-Mages qui sont en granit de Kersanton. A noter certaines particularités, telles que : une double scène pour le baptême du Christ, le Christ debout dans la scène de la Nativité, les deux larrons avec leur croix et les deux anges qui recueillent le sang du Christ en croix. A l’inverse des autres calvaires, il manque la Mise au Tombeau
le calvaire de Kerfilin ou Kerfilha (1505) encore surnommé  » Croas-an-Istilli « 
le calvaire de Saint-Evy (XVIème siècle), restauré au XIXème siècle
le calvaire (XVIème siècle), situé route de la Croix. Il a été restauré au XIXème siècle
d’autres croix ou vestiges de croix : la croix de Kerbleust (Haut Moyen Age), les deux croix de l’église de Saint-Jean-Trolimon (1891 et 1920) ;
la fontaine Saint-Evy (XVIème siècle)
la fontaine Saint-Maudez (XVème siècle)
la fontaine de Kerveltré (XVI-XVIIème siècle)
la fontaine de Tronoën, restaurée en 2000 et située à 100 m de la chapelle
le manoir de Trévinou (XVème siècle), reconstruit au XVIIème siècle. On y trouvait autrefois un colombier ;
la maison de Tronoën (XVIème siècle)
le puits de Kerbonnevez (XVIème siècle)
les vestiges (porche, ..) du manoir de Kerfilin. Son puits date de 1746
la ferme de Liaou (XVIIIème siècle) ;
les moulins à vent de Rupape, de Kernavec ;

A signaler aussi :

le village gaulois de Parc-ar-menhir ;
la nécropole gauloise de Kerveltré ;
l’oppidum de Tronoën ;
la galerie souterraine de Castellou-Peron ;
la stèle christianisée, située route de Plomeur (âge du fer) ;
la stèle de Kerbonnevez (âge du fer) ;
la stèle, située place de l’église (âge du fer) ;
la stèle de Kerveltré (âge du fer) ;
la stèle de Castellou-Braz (âge du fer) ;

 

 

EVOLUTION DE LA COMMUNE

DOSSIER DE TPE (travail personnel encadré) réalisé en 2002 par 4 lycéens : Cyrielle Bernard, Lenaïg Guellec, Arnaud Le Pape, Benjamin Tanneau. Ce dossier comprend un texte brut suivi d’un diaporama.

I/  Présentation générale de St Jean Trolimon :

  1. De sa création à nos jours

St Jean Trolimon (qui vient du moyen breton treff, village, et de St Rumon. La mention St Jean étant ajoutée quand la paroisse change de patron au XVIIIème siècle) est une petite commune rurale au bout de la Bretagne : en pays bigouden. Ce village à la particularité d’être composé de deux partie, une première autour du bourg et jusqu’à Tronoan et la seconde, l’enclave centré autour du hameau de Kerbascol. Elles sont séparées par une langue de terre de la commune voisine de Plonéour-Lanvern.

Cette particularité géographique est difficile à expliqué et plusieurs hypothèses sont avancé, mais il semblerait que la plus plausible soit la suivante.

Pendant très longtemps les terrains de la commune actuelle faisaient partie de la paroisse de Cap Caval qui comprenait également Penmarc’h, Plomeur et une partie de Plobannalec.

A ce moment donnée, ce qui est aujourd’hui l’enclave devait appartenir à l’Abbaye de Landevennec et aurait été échangée avec la paroisse de Cap Caval contre d’autre terrains plus près de Landevennec. Suite a cette échange l’enclave appartenait donc à Cap Caval et c’est lors du partage de cette paroisse que l’enclave a été tout naturellement attribuée à St Jean alors qu’elle aurait du être rattaché à Plonéour-Lanvern ou à Tréguennec.

Toutefois le Préfet du Finistère a plusieurs fois tenté de réorganiser le territoire communal en proposant des échanges de hameaux avec Tréguennec et Plonéour-Lanvern. Mais cela n’a jamais abouti car à chaque fois le conseil municipal s’y est opposé, peut-être aussi parce que, à chaque tentative, le Maire habitait dans l’un des hameaux cédés !

L’organisation du territoire de la commune a été gérée par plusieurs Plans d’Occupation des Sols (POS) fixant les conditions d’affectation et d’utilisation des sols de la commune ( zones constructibles, inconstructibles, urbaines, agricoles, naturelles et forestières…).

C’est le P.O.S de 1986 qui est actuellement en vigueur bien qu’incohérent avec la situation actuelle. Le POS de 1995 ayant été annulé par le tribunal administratif de Rennes suite à une plainte déposée par l’association de Défense de l’Environnement Bigouden et le nouveau étant en cours, c’est donc le POS de 1986 qui est utilisé.

Le calme, la mer, la campagne : 3 bonnes raisons parmi d’autre qui font que St Jean connaît un développement intéressant des constructions neuves. S’ajoutent à  cela la proximité de Pont l’Abbé ( 3 minutes ) voire de Quimper ( 20 minutes ), les prix intéressants des terrains et biens d’autres arguments : 2 collèges et 2 lycées à moins de 5 minutes ainsi qu’un ramassage scolaire, des commerces à proximité, 1 hypermarché et 3 supermarchés dans un rayon de 5 km, la mer à 5 minutes, des associations dynamiques.

Pour toutes ces raisons, de nombreuses maisons sont sorties de terre depuis quelques années. Il est donc indispensable de réviser aujourd’hui le POS.

C’est ce qu’à fait, en décembre 2000, le Conseil Municipal afin de :

  • retrouver une réserve foncière qui avait diminué suite à la forte poussée des constructions des dernières années
  • réorganiser les zones habitables dans les hameaux
  • rendre réalisable le projet d’aménagement des abords de Tronoën associé à la desserte de la route de la mer
  • créer une zone réservée aux activités liées au secteur du tourisme dans le secteur de Tronoën
  • le déplacement des zones réservées aux activités de camping et de caravanage en les rapprochant du bourg et des services.

En 2001, le POS se transformait petit à petit en Plan Local d’Urbanisation  ( PLU ) qui précise également le droit des sols : il délimite les zones urbaines, à urbaniser, agricoles et naturelles ; mais il définit exactement ce que chaque propriétaire pourra ou ne pourra pas construire et comporte un règlement. Ce dernier délimite des zones qui doivent couvrir toute la commune.

Mais il ne se limite pas à cela. En effet, il couvre l’intégralité du territoire communal et comprend un projet d’aménagement et de développement durable.

D’une superficie de 1468 hectares regroupant à la fois le bourg, les hameaux et l’enclave, la commune de St Jean Trolimon possède une fenêtre latérale de 1.5 kilomètre s’ouvrant sur la baie d’Audierne.

La commune compte actuellement entre 900 et 950 habitants soit une densité de 58 habitants / km2 ce qui est peu comparé au nombre d’habitats qu’il y avait quelques décennies auparavant.

  1. Le patrimoine de la commune

La commune de St Jean Trolimon possède un patrimoine très riches et très variés : lavoirs, fontaines et autre stèles ou menhirs sont répartis sur tout le territoire de la commune.

  • L’église St Jean Baptiste :

C’est l’église paroissiale située au milieu du bourg et ou est célébrer la messe tous les dimanche. Elle fût reconstruite en 1886, sur l’emplacement de l’ancien édifice avec réemploi de la façade du XVIème siècle. Les vitraux de l’église date de la fin du XIXème siècle et sont actuellement en cours de restauration.

  • Les croix, les stèles et les calvaires :

La stèle de Kerveltré, comme nous le montre bien la photo, a été brisée en quatre morceaux avant d’être réparé à l’aide de ciment blanc. Elle a été déplacée à 100 mètres au sud de son site d’origine et faisait partie d’un ensemble de stèles découvertes dans une parcelle appelée « Parc-ar-Menhir », sorte de champ funéraire de l’âge de fer.

La stèle de la route de Plomeur datant de l’âge de fer fût christianisé au cours du Moyen-Age. Elle a également été déplacée du fait de l’élargissement progressif de la chaussée.

La croix de Kerbleust est située en bordure de la route de Tronoan, date du Moyen-Age et se trouve sur un socle circulaire. Cette croix à de nombreuses fois été touché par des camions jusqu’au jours ou un sans toute plus gros que les autres a réussi à la mettre à terre ! Elle a donc été remonté et éloigné de la route afin d’éviter de nouveaux accrochages.

Le calvaire du bourg, située à l’embranchement de la rue de la croix et la route de Plonéour-Lanvern, il est posé sur un soubassement en pierre de taille. Le Christ que supporte la croix est en fonte. Ce calvaire fut construit entre le XVIème et le XIXème siècle et déplacé vers 1980 car une fois encore il semblait gêné la circulation routière.

Le calvaire de Kerfilin fut érigé vers 1500 pour remercier le Ciel de la fin d’une grave épidémie, sans doute une peste bubonique. Il porte non seulement le Christ mais également les deux larrons adossés de part et d’autre.

  • Le site de Tronoan

La chapelle de Tronoan fut construite au début du XVIème siècle sur un ancien lieu Gallo-Romain. La façade sud de l’édifice laisse apparaître deux entrée dont un porche de baptême à 8 niches.

A gauche d’une des entrée on peu voir une tête : c’est le guetteur de la chapelle. Il y a plusieurs légendes à son sujet : pour certain il aurait été mis là pour surveiller la vierge Marie aux seins nues qui se trouve sur le calvaire, afin de la protéger des regards indiscrets. D’autres raconte, que si l’on entends le guetteur siffler lors d’une très grosse tempête, ce serait l’annonce de la fin du monde ! !

A l’intérieure de la Chapelle on peut remarquer que la nef comprend deux travées. C’est l’un des très rares édifices à voûte de pierre de Bretagne et le seul du genre en Pays bigouden, à être séparé du chœur par l’arc diaphragme et son pilier.

Le calvaire de Tronoan construit au milieu du XVème siècle est le plus vieux des grand calvaires Breton. Située à quelques mètres de la chapelle côté sud, il semble avoir servi de modèle aux autres calvaires du genres. L’originalité de ce calvaire est l’invention du massif de maçonnerie sur lequel repose le calvaire proprement dit. La magnifique statuaire déroule comme une bande dessinée la vie du Christ, de l’annonciation à la crucifixion. Si certaines scènes et personnages ont souffert des outrages du temps mais aussi et surtout du vent et du sel de l’océan proche, le calvaire conserve toute sa beauté et est admiré par plus de 60 000 personnes durant les deux mois de la saison estivale.

Située à 100 mètres en contre bas de la chapelle sur la route de la mer, se trouve la fontaine de Tronoan (Saint Maudez). Elle a été construite au début du XVème siècle sur une source. La légende de St Maudez faisait de lui un chasseur d’insectes venimeux, on raconte donc que l’eau de sa fontaine guérissait des piqûres de toutes sortes (guêpes, serpents…). Afin d’obtenir une efficacité totale les fidèles devaient mélanger l’eau de la fontaine à un peu de terre prélevée au pied de la statue de la chapelle.

Tous les troisième dimanche de septembre ce sont des centaines de personnes qui se rassemble pour le pardon de Tronoan. Il fait parti des plus grand pardon de Bretagne et ce sont deux messes qui sont célébrée le matin, la première à 8h30 dans la chapelle et la seconde à 10h30 en extérieure face au calvaire. L’après-midi les vêpres sont célébrées à 15h30 avec une procession jusqu’à la fontaine.

  • Le site de St Evy

Dans son écrin de verdure la chapelle de St Evy est située dans l’enclave de la commune à 200 mètres du hameau de Kerbascol et donc tout prêt de l’ancienne école du Mejou-Roz.

La petite chapelle aurait été construite, à en croire une pierre taillée du pignon du transept nord, en 1660. Elle a la particularité d’avoir été édifiée en pierre de taille pour le transept nord et le mur sud et en moellons de granit pour le reste.

Sous le mur sud de la chapelle, se trouve la fontaine de St Evy. Elle serait la récupération d’une source pré-chrétienne et aurait comme vertu thérapeutique la guérison des rhumatismes. Il suffirait donc de s’asperger les membres malades ou de boire l’eau de la fontaine pour s’affranchir de sa maladie.

A 300 mètres de la chapelle en passant par l’ancienne carrière de St Evy, se dresse sur le côté de la route le calvaire. Il fut construit entre le XVIème et le XIXème siècle. La croix fut restauré au XIXème siècle et la pietà ainsi qu’une vierge à l’enfant qui se trouvait au pied du calvaire se trouve aujourd’hui à la chapelle de Tronoan.

Le pardon de St Evy est célébrée le dimanche qui suit le 15 août. Une procession partant du calvaire rejoint la chapelle ou la messe est dite en pleine aire devant plusieurs centaines de personnes.

C’est en 2000 suite au rassemblement des anciens élèves de l’école du Méjou-Roz que l’idée est venu de créer une association pour la sauvegarde et la restauration de la chapelle de St Evy. En effet, la charmante petite chapelle menaçait de délabrement : la charpente étant complètement moisie, les murs menaçant de chute, l’absence de cloche… L’association sera fondée quelques mois plus tard sous le non d’ « Association des Amis de la Chapelle de St Evy ».

Grâce aux financement par des dons et le repas champêtre quelle organise chaque année suite au pardon l’association a atteint en un an son première objectif à savoir l’achat d’une cloche pour la chapelle et la restauration, avec l’aide de la section de St Jean Jeunesse, de l’estrade jouxtant la chapelle.

Le second objectif, d’envergure beaucoup plus importante et subventionnée par les collectivités (département, région, …) est en train d’aboutir ; le clocher de la chapelle a été démonter et consolider l’an passée, il a donc peu accueillir la cloche et cette année c’est la charpente et la couverture qui feront l’objet de tous les soins car elles seront totalement démonté par une équipe de bénévole au mois de mais et ce sont ensuite des entreprises qui assureront le montage du toit.

Cette chapelle est observer par plusieurs centaines de touristes tous les ans qui s’aventurent sur le circuit très fréquenter de Grande Randonnée 34 (GR34) et l’association des Amis de la Chapelle de St Evy rassemblant plus de 200 membres et donateurs nous montres bien un renouveau d’intérêt pour le patrimoine.

 

II/ Le développement de la commune de St Jean Trolimon :

  1. Les écoles

1°/ Du Méjou-Roz

Créée en 1902, l’école du Méjou-Roz, la célèbre « Université du Méjou-Roz », se situait à Kerbascol. Bien que se situant géographiquement sur la commune de Saint Jean Trolimon, cette école était gérée non seulement par St Jean mais également par Plonéour-Lanvern.

L’école ainsi que ses charges, étaient donc divisées entre les deux communes car les élèves fréquentant cette école provenaient de Saint Jean Trolimon et de Plonéour-Lanvern. L’école, elle-même, possédait une partie de ses locaux sur chacune de ces deux communes.

En 1919, cette école composée de deux classes, s’est rapidement avérée trop petite, le Conseil Municipal était alors invité à participer à la construction d’une troisième classe. Le Conseil fit observer que « l’encombrement d’élèves à l’école de Kerbascol était dû à l’insuffisance d’instruction que les élèves recevaient à l’école du bourg et que, si l’instruction y était meilleure, l’école du bourg serait fréquentée par un plus grand nombre d’élèves, ce qui diminuerait l’effectif à Kerbascol. » En effet, l’école du bourg ne comprenait, à l’époque, que 105 élèves environ mais la volonté de créer une troisième classe au Méjou-Roz sera stoper par le préfet du Finistère qui déclara que seuls les inspecteurs de l’enseignement public avaient le droit de porter un jugement sur les méthodes et les qualités pédagogiques. La délibération du Conseil Municipal en date du 21 décembre 1919 a donc été « déclarée nulle et de nul effet.

Mais quelques années plus tard, Méjou-Roz obtenu sa troisième classe et elle fut bien utile lorsque, entre les deux guerres mondiales, près de 150 élèves fréquentèrent cette école.

2°/ Du bourg

Depuis plus d’un siècle, l’école primaire située dans le bourg de la commune, accueille les enfants de la commune et des villages avoisinants. Ouverte le 1er octobre 1915, cette école connaît rapidement des litiges, notamment la rivalité avec l’école du Méjou-Roz. Après ce litige, le directeur en place fût remplacé par Monsieur Flatres. L’enseignement, après avoir été assuré par la famille PILLE, était alors également donné par une famille ( Flatres. Petit à petit, ce mode d’enseignement familial va progressivement s’estomper jusqu’à disparaître. En effet, actuellement, l’enseignement dans cette école n’est plus assuré par une famille mais toujours par les instituteurs de grande qualité.

Cette école comportait à l’origine trois classes dont le nombre d’élèves ne dépassait pas 105. En effet, elle aurait pu en posséder davantage mais la concurrence qu’il y avait alors entre les deux écoles ne le permettait pas.

Chose remarquable, c’était une école mixte, formule alors critiquée par l’église mais qui ne semble pas avoir soulevé le moindre problème à Saint Jean Trolimon.

  1. Les usines

1°/ Cariou

Dans les années 20 , une usine de chaussures apparue à St Jean-Trolimon. Elle fut créé par Jean Le Berre et Thérèse Madec, place de l’Eglise.

Au départ c’est une fabrication artisanale de sabots en paille de seigle, fourrés de peaux de lapins séchées rudimentairement. L’usine va découvrir une autre matière première, c’est le Raphia en provenance de Madagascar car la paille de seigle devenait difficile à récolter dans de bonnes conditions. Les peaux de moutons ont remplacé les peaux de lapins et le succé des Mules d’appartement s’est largement confirmé.

L’effectif de l’usine est alors en progression, il est d’une vingtaine et provient de plus en plus des communes voisines. La guerre 39-45 vient ralentir et pratiquement arrêter la production. Mais les fabrications vont reprendre au fur et à mesure que l’entreprise devenu Le Berre- Cariou pourra à nouveau s’approvisinner en matières premières indispensables. L’affaire reprend alors son essor et retrouve sa clientèle.

Les produits sont vendus un peu partout en Bretagne et aussi dans les grands magasins parisiens comme La Samaritaine, ils sont également exportés en Algérie et au Maroc. A ce moment là l’effectif est d’environ 30 ouvriers et ouvrières embauchés à plein temps à l’atelier, 30 à 40 à domicile et une quinzaine de détenus qui font du tressage de Raphia à la maison d’arrêt de Quimper. La production est commercialisée sous la marque « La St Jean », elle atteint 250 à 300 paires par jour pour les articles fourrés, sabots et pantoufle, et 800 à 1000 paires pour les babouches et sandales.

2°/ Le Reun

L’usine de conserves Le Reun fut créé en 1926, au bourg de St Jean. Au début cette usine est très petite, elle met en conserve des légumes et des sardines. Les petits pois se cultivaient bien sur les terres sablonneuses bordant la baie d’Audierne.

En 1927 M. Le Reun se met en campagne pour constituer un réseau dépositaire ou les premières fabrications pour lesquelles son arrive à trouver le personnel nécessaire. Les boite de conserves sont logées en caisse de 50 et stockées dans le magasin situé côté nord de l’usine. L’usine vend en Bretagne et dans des grandes villes comme Paris, Lyon sous la marque « Le Calvaire de Tronoan ». L’entreprise est alors en pleine essor et lance un essai de pâté de porc, ce qui amène satisfaction, la production est de plus en plus importante en haricots verts, langoustine, pâté de porc et petits pois. L’effectif compte alors 15 ouvriers et 45 ouvrières. En 1939, la production est ralenti à cause de l’occupation allemande, mais après cette guerre les affaires reprennent.

  1. Les commerçants et artisans

A l’époque, la fréquentation de la commune était dense, ceci grâce à la présence des deux usines qui employaient environ 100 personnes, mais aussi et surtout grâce à l’école primaire qui était composée de plus d’une centaine d’élèves.

Tout ceci faisait de st Jean une commune  » vivante  » et  » dynamique  » dans laquelle il y avait beaucoup de passages. Or, beaucoup de passages implique forcément développement des commerçants et artisans.

A cette époque, il n’y avait pas encore de supermarchés et les petits commerces prédominaient. Ceux-ci étaient essentiellement regroupé le long de la rue de tronoen où se trouvait une boucherie-charcuterie-boulangerie-bar chez  » julien Tanneau « , un peu plus loin, chez Mme Cariou et chez René et Yvonne Le Loc’h se trouvait un bar, ainsi qu’une boutique de bonbons. L’actuel  » Le refuge « , tenu à l’époque par Mme Le Dilosquer contenait un bar-boucherie-boulangerie, ainsi qu’une salle de noce.

Mais tout ces commerces n’étaient pas seulement répartis en centre bourg, on pouvait en trouver deux à Tronoen : un bar-épicerie-thé et un multi commerce regroupant boulangerie-boucherie et salle de noce, ainsi qu’à Kerascol.

St jean regroupait aussi quelques artisans : 3 menuisiers ( Mr Garrec, Mr Le Floch,…), un forgeron ( Michel Le Roux ), un cordonnier-sabotier, un tailleur ainsi qu’un Maréchal Ferrand ( Jean Cariou ).

L’augmentation du nombre d’actifs sur la commune a donc contribué à l’installation de nombreux commerçants et artisans.

 

III/ Déclin des activités économiques et conséquences pour toute la commune :

  1. De la fermeture des usines …

Le déclin des activités économique est dû tout d’abord à la fermeture des deux usines de St Jean. En 1968 quelques difficultés apparaissent pour la conserverie, ce qui entraîne sa fermeture. Ensuite c’est au tour de l’usine à chaussures de connaître des difficultés car l’entreprise ne trouve pas des machines adaptés pour ses fabrications, mais aussi puisque celle-ci est confrontée à la concurrence étrangère et au difficultés de ravitaillement en matière première.

  1. … aux conséquences économiques et sociales diverses

1°/ La disparition progressive des commerces et artisans

Après la fermeture des deux usines, le nombre d’actif travaillant sur la commune a considérablement diminué tout comme le nombre d’élève de l’école communale. La commune n’ayant plus une fréquentation journalière assez dense, les commerçants ont progressivement été contraint de fermer leur commerce.

2°/ Baisse de la population

Graphique avec date de fermeture des deux usines et nombre d’habitants dans la commune depuis 1926.

Grâce à ce graphique, on peut observer des baisses importantes de la population à différents moments au cours du XXè siècle.

La première se situe entre 1926 et 1950 où l’on assiste à une baisse presque continue de la population. Cette baisse était due notamment à la crise économique de 1929 et à la seconde guerre mondiale. Mais on peut également remarquer une baisse en 1968 et en 1986. Ces dates correspondent respectivement à la fermeture des deux usines.

Jusqu’à la fermeture de la seconde usine, la population a baissé du fait de plusieurs facteurs.

D’abord, la fermeture de ces deux usines, symboles de l’activité économique de la commune, qui employaient à elles deux près de 200 personnes a entraîné l’émigration d’une partie de la population vers d’autres communes pour retrouver un emploi.

De plus, on peut observer que la population a baissé durant les Trente Glorieuses ce qui est normal : les emplois à St Jean se faisant de plus en plus rares, les habitants ont dû quitter leur commune rurale et migrer vers les grandes villes urbaines pour trouver un emploi.

Ici, on peut donc affirmer que la fermeture des usines a pour conséquence une baisse de la population de la commune.

3°/ Fermeture de l’école du Méjou-Roz

Bien que cette école soit aujourd’hui fermée depuis des années, elle est toujours présente dans les esprits. En effet, les anciens élèves de Kerbascol Méjou-Roz se sont retrouvés le 20 août 2000 afin de ne pas rompre les liens qui les unissaient et pour que cette école, faisant partie de l’histoire de la commune, ne soit pas oubliée.

 

IV/ St Jean Trolimon en essor après ce déclin :

  1. Les nouvelles infrastructures …

1°/ Les aménagements routiers

La commune de St Jean entreprit des aménagements routier pour réduire la vitesse. Les travaux commencent sur la départementale de façon à freiner la circulation, en installant un rond-point qui se trouve sur le route de Plomeur, au début ce rond-point sera la cause d’une cinquantaine d’accidents, maintenant tout ceci s’est calmé. Ensuite, création d’une route parallèle à la départementale qui passe du nord au sud. Cette route doit améliorer la circulation à l’entré de l’école, lorsque tout le monde y en sort. Sont également fait, des travaux pour limiter la vitesse, et la création de passages piéton.

2°/ La salle polyvalente

Avant 1995, St Jean était dépourvu d’infrastructure capable d’assurer l’accueil de manifestations culturelles et sportives. Le conseil Municipal a donc décidé de créer une salle polyvalente car la mauvaise configuration de la Maison Pour Tous – trop étroite, et non fonctionnelle – ne répondait plus à aux besoins de la commune.

La construction de cette salle sur l’ancien emplacement de la conserverie  »  Le Reun   » permettait également la disparition de la friche industrielle au centre bourg. La Mairie a décidée de garder l’ancienne cheminée de cette usine qu’elle considérait comme faisant partie du patrimoine de la commune.

La salle polyvalente, crée en 1995, avait pour but de contribuer à pouvoir rassembler la population, d’organiser des manifestations, de pouvoir pratiquer plusieurs sports ainsi que de concourir à la création d’associations nouvelles. Cette salle permet également aux enfants de l’école primaire, mais aussi à toute la population de pouvoir venir y pratiquer des activités sportives : gym, basket, ping-pong, volley, badminton… Cette nouvelle salle ayant une capacité de 225 personnes, contenant une cuisine, un bar et un vestiaire permet également aux différentes associations d’organiser des repas, des fêtes ainsi que des réunions.

3°/ Réinstallation de la Mairie

Pourquoi une nouvelle Mairie ?

L’ancienne Mairie manquant cruellement de place, n’étant ni fonctionnelle ni adéquate, le conseil municipal à donc décidé de la transférer. Une nouvelle mairie contribuerai aussi à donner une nouvelle image de la commune, une image qui serait ainsi plus positive. La Mairie c’est  » le symbole, la façade de la commune, mais également un lieu d’activité, de rencontre  » ( Roger Riou )

Le but était de transférer la nouvelle mairie du côté ouest de la départementale et ceci, afin de

Rassembler les différentes infrastructure publique en centre bourg, de cette manière, elle serait donc proche de l’école, de l’église, de la salle polyvalente, de la bibliothèque ainsi que de la maison pour tous. Malgré tout, pour que ce projet puisse aboutir, il fallait que les coûts soient raisonnable . »  c’est très beau d’avoir l’orgueil de la réalisation, mais encore faut-il que le porte monnaie suive !  » ( Roger Riou )

Au départ, en tenant compte des subventions ( du conseil général du Finistère et de la région Bretagne, ainsi que de l’état ), pour voir aboutir ce projet, il aurait fallu, vendre l’ancienne mairie mais également la Maison Pour Tous. Heureusement, lorsque le total des recettes a été effectué, il restait à la charge de la commune 110 000 FF ( 16 770 € ), et le conseil municipal a décidé que la mairie pouvait se permettre de prendre ce coût à sa charge, mais également de conserver la Maison Pour Tous.

Sous la direction de M. Le COMPES, architecte, toute une équipe d ‘entreprises, a fait le meilleur usage de cet argent, afin d’installer la nouvelle mairie dans  »  une vieille et grande maison qui menaçait de ruine  dans le centre bourg  « .

 »  Ils ont essayé et même, je crois réussi, a faire du neuf avec du vieux, du beau avec de l’ordinaire et du fonctionnel avec ce qui ne l’était pas  » ( Roger Riou ).

Cette nouvelle Maire a été inaugurée le vendredi 9 mars 2000 en même temps que la place de la République et que les aménagements routiers et ceci en présence de Mr Le Prefet.

4°/ Création des lotissements

Plusieurs lotissements ont été créer sur la commune, ceci afin d’augmenter la population, mais surtout afin de sauver la 3ème classe de l’école communale.

Le premier fut en 1995, à  » Park ar Groas « , où 14 logements HLM furent construits, il y a donc eu plusieurs familles à arriver sur la commune et ainsi plusieurs enfants a intégrer l’école qui est passé de 47 à 55 élèves.

Ensuite, en 1996-1997 , fut créer le lotissement de  » Park al Lae  » où, ici 6 logement furent créer.

Puis, en 1999 se construit le lotissement se trouvant sur la route de Pont l’abbé : Park Youenn Drezen où on été vendus 10 lots en moins de 6 mois ( dont 2 hors lotissement ). Après, il y a eu Park an heol, où 4 lotissements ont été construis, et enfin celui se trouvant près de l’école  »  Park Mervent  » en 2001 où ont été créer 13 lotissements dont 2 hors lotissement.

5°/ Extension de l’école

Une fois les terrains des nouveaux lotissements vendus, la municipalité se trouvait toujours dans l’optique de la sauvegarde de l’école. Les nouveaux habitants qui venait alors de s’installer sur la commune voulait visiter l’école et là se posait quand même un petit problème : il la trouvait seulement « pas mal ». De plus la municipalité se retrouvait face à plusieurs autres difficultés dont l’encombrement de la route se trouvant devant l’école, dû à l’envoi et la reprise des enfants par les parents, à 9h, 12h, 13h30 et 16h30. Enfin la 3ème classe de l’école qui se trouvait alors dans un bâtiment mobile préfabriqué mal insonorisé, mal isolé…

En regardant la topographie des terrain voisins, voulant trouvé une solution à ces problèmes, la municipalité décide alors de mettre en place un projet d’envergure d’extension de l’école. Elle envisage donc de construire cette extension à l’arrière du bâtiment existant. De ce fait, en prolongeant la route traversant le tout nouveau lotissement de Park Mervent, il était possible de rejoindre la route de Tronoan et donc passer devant l’école. Ces nouveaux aménagements permettaient donc de désencombrer l’ancienne route trop étroite et par la même de réduire le trafic de la Départementale en évitant aux parents de l’emprunter. C’est donc le problème d’encombrement de la route qui était résolu.

Pour celui de la classe mobile il était prévu dans l’extension de créer une nouvelle cantine laissant l’ancienne libre pour la 3ème classe. En plus de cette nouvelle cantine c’est une garderie qui serait intégrée dans le projet car étant donné que, dans de plus en plus de famille les deux parents ont un emploi, et ne peuvent récupérer leurs enfants que vers 18h00, 18h30. Cette nouvelle garderie beaucoup plus attractive pour les enfants laissait ainsi la place dans ses anciens bâtiment, à une salle de sieste pour les maternelles.

Enfin c’est grâce à une zone d’évolution qui complète les équipements que cette école devenait donc un ensemble qui regroupe tout ce dont les élèves avaient besoin.

Du projet à la réalisation, il n’y a qu’un pas, que la municipalité a franchi sans hésitation. C’est ainsi qu’à la rentrée 2002, les élèves de l’école ce sont vu accueillir dans les nouveaux locaux, et c’est nouvelles installations semblent en tout point convenir aux enfants comme aux parents !

  1. … contribuent à l’augmentation de la population …

1°- Population de la commune selon le recensement de 1999.

-L’âge de la population :

# Par rapport au département.

Les jeunes sont nombreux dans la commune. Les 242 jeunes de moins de 20 ans représentent 28.6% de la population alors que cette proportion est de 23.6% seulement dans le département. A l’opposé, les 178 personnes qui ont 60 ans ou plus ne représentent que 21% de la population alors que la proportion est de 23% dans le département. 

# Par rapport à la moyenne nationale des communes.

  Effectif dans la commune de Saint Jean Trolimon En %

 

Commune                 Moy. Nat. des

communes

 
0 – 4 ans 43 5.1 5
5 – 9 ans 68 8 6.4
10 – 14 ans 74 8.8 6.9
15 – 19 ans 57 6.7 6.8
20 – 39 ans 201 23.8 24.9
40 – 59 ans 208 24.6 27.1
60 – 74 ans 130 15.4 15
75 ans et + 64 7.6 8

      

A Saint Jean Trolimon, les moins de 20 ans sont plus nombreux que dans la moyenne nationale des communes. Les 20/59 ans sont moins nombreux, les 60/74 sont plus nombreux mais les 75 ans et plus le sont moins.

Conclusion : A l’échelle départementale tout comme à l’échelle nationale des communes, la population de Saint Jean Trolimon est plus jeune.

  • La population active.
 

Commune

Département

Population active

        ~ Hommes

~ Femmes

349

52.4%

47.6%

364 035

54.7%

45.3%

Population active ayant un emploi

               ~ Salariés

~ Non- salariés

301

 

82.7%

17.3%

321 585

 

85.4%

14.6%

Chômeurs 47 40 612
Taux de chômage ( en % ) 13.5 11.2

 

– Les femmes actives à Saint Jean sont minoritaires mais majoritaires à la moyenne départementale.

– Les salariés sont majoritaires car peu d’actifs occupés à Saint Jean sont indépendants.

– Mais le taux de chômage est supérieur à la moyenne du Finistère.

  • Où vont travailler les habitants de la commune ?
Dans la commune de résidence. Dans une autre commune du même département. Hors du département.
Nombre d’actifs travaillant… 41 253 7
% d’actifs travaillant… 13.6 84.1 2.3

 

Du fait de la tertiarisation de l’emploi et du faible nombre de commerces dans la commune, on observe qu’une très grande majorité des habitants travaillent en dehors de la commune.

2°- Evolutions.

– La population depuis 1926.

Au cours des 24 dernières années, l’excédent naturel a contribué à la hausse de la population.

Jusqu’en 1995, la population a baissé car durant les Trente Glorieuses, la population migrait vers les grandes villes et quittait sa petite commune pour trouver un meilleur emploi. Mais depuis quelques années les mœurs ont changé, et à présent le principal est non seulement d’avoir un bon emploi mais aussi de vivre dans des conditions de vie agréables.

En 1990, la commune comptait 727 habitants et en 2003 elle en compte 9   soit une augmentation de    %. Diverses raisons expliquent ce bond en avant, le plus spectaculaire du  Pays Bigouden :

– la création de logements sociaux qui ont contribué à sauver la troisième classe de l’école, tombée à moins de 50 élèves en 1995 contre    aujourd’hui.

– la situation géographique de la commune, proche des ports, proche de Pont l’Abbé et de ses commerces et depuis la création de la voie express, proche de Quimper. A présent Saint Jean Trolimon possède de nombreux attraits pour des candidats venant des communes voisines.

– le dynamisme reconnu qui se manifeste à travers les associations, les manifestations et aussi les travaux en cours.

Le dernier recensement a fait également apparaître certaines évidences :

– le bourg rassemble plus de 60 % de la population.

-122 résidences secondaires sont surtout situées dans la campagne qui se dépeuple l’hiver.

Cette politique d’extension devra cependant tendre vers un certain équilibre qui se situ autour de 900 / 950 habitants car Saint Jean Trolimon n’a pas les moyens d’une expansion économique et restera au mieux «  non une commune dortoir mais une commune vivoir dans un cadre agréable. » ( Roger RIOU )

  1. … et à l’émergence de nouvelle associations
  1. L’école du bourg est donc sauvée

Jusqu’en 1995, le nombre d’élèves à l’école du bourg a fortement diminué au point qu’en 1995, une classe a  manqué de peu d’être supprimée car du début de la 2nd guerre mondiale aux années 1995, la commune de Saint Jean Trolimon a connu une période de déclin. En effet, les commerces disparaissaient petit à petit en même temps que la population, et par conséquent les enfants de ces familles, ce qui faisait baisser le nombre d’élèves à l’école du bourg.

Mais en 1995, le nouveau maire, Roger RIOU, fait faire un état des lieux pour mieux comprendre les raisons de ce déclin de la commune afin de la rendre plus attractive et plus agréable à vivre. Les chiffrent tombent et l’école ne comprend plus que 47 élèves pour 3 classes   la troisième classe est menacée, car, si 2 élèves partent elle doit être supprimée. La solution est donc de faire venir des élèves et donc des familles de l’extérieure de la commune.

Pour cela, de nombreux aménagements vont être créer et notamment la création de lotissements HLM qui permettra à l’école de voir son effectif augmenter. En effet, l’école passa de 47 élèves en 1995, à 55 en 1996 et 65 en 1997 : l’école était sauvegardée.

D’autres projets ont été concrétisés pour faire évoluer l’école du bourg, comme l’achat des terrains se situant derrière l’école. Ces terrains ont permis la création de nouveaux

lotissements ( donc la venue de nouveaux élèves ), d’un parking et de place pour l’extension de l’école.

De futurs projets pour l’école sont en étude comme la création d’un espace de jeux et de sport.

L’augmentation lente de la population de la commune et son rajeunissement assurent à présent la pérennité de cette école publique.

Malgré une baisse de fréquentation jusqu’en 1995, l’école du bourg est donc un exemple de la croissance déjà bien entamée et future de la commune de Saint Jean Trolimon, et montre l’intérêt que porte la municipalité sur l’évolution de cette commune.

 

EXTRAITS DU DIAPORAMA

Certaines photographies provenant du diaporama sont réparties dans les articles ad hoc.

Etat des commerces à St Jean

La carte précédente présente la situation en 2003.

Au moment de la création de cette page, fin 2016, le commerce de M et Mme Tanneau à La Croix ( à gauche de la carte) est fermé; le Birinik Café et le Vent d’Ouest fonctionnent toujours. Un artisan d’art travaille depuis de nombreuses années en face du parvis de l’église à la Corne à Muse. Une crêperie-épicerie, le Petit St Jean, s’est installée place de la mairie dans les locaux de la Maison Pour Tous.

A Tronoën, un bar-crêperie-restaurant : les Terrasses, est exploité depuis de nombreuses années.

Photo aérienne du bourg

On y repère les bâtiments de la conserverie Le Reun et ceux de l’usine à chaussons.

Logo de la commune

BLOCKHAUS

Témoin du recul de la ligne de rivage, ce blockhaus construit à environ 30 mètres du rivage pendant la seconde guerre mondiale s’en trouve aujourd’hui éloigné de 100 mètres. On peut donc estimer à 2 mètre/an le recul moyen de la ligne de rivage depuis 1940 dans ce secteur de la baie d’Audierne.

2016-06-05-14-49-55

2016-06-05-14-56-14